Brouillon daté du 16/11/2019 13:59

J'ai quelque réticence à supposer qu'il existe quelque chose comme des “maladies mentales”. Comment l'esprit vient aux filles? De la manière dont elle vient aux gars: par contamination. Un humain nouveau-né manque de spiritualité. Il en acquerra de la même manière que vous et moi, en fréquentant des individus contaminés. Ah zut! Possible que vous ayez la conviction que l'on naît avec une spiritualité déjà toute faite, avec, comme on dit, un esprit, ou une âme, ou une psyché, ou... Peu importe le nom, vous voyez le genre de truc dont je cause. C'est impossible. La science l'a prouvé, l'âme ou la psyché ou quel que soit le nom qu'on lui donne pèse exactement vingt-trois grammes. Bon d'accord, pas exactement mais en tout cas dans les vingt-trois grammes. Aucune idée du poids d'une cellule humaine mais c'est beaucoup moins. Tiens ben, on va essayer d'évaluer le poids d'une cellule de l'organe qui est censé, dans nos pays, contenir l'âme, le cerveau (dans d'autres, et aussi dans nos pays pour certaines personnes, c'est plutôt dans le cœur ou dans le foie).

Un cerveau humain standard compte, dit-on, de 86 à 100 milliards de cellules pour un poids de 1,2 à 1,4 kilos. Je calcule (enfin, pas moi mais mon tableur) et j'obtiens un poids par cellule d'environ 0,000000014 grammes. Pas envie de faire le calcul mais il en faut un paquet pour obtenir un gramme de cellules. Remarquez, je n'ai pas besoin de faire le calcul, mon tableur l'a fait, en gros 71,5 millions de cellules par gramme, soit en gros 1,6 milliards de cellules pour contenir une âme. Enfin non, beaucoup plus que ça, rapport au fait que l'âme est... Euh! J'allais dire, insubstantielle mais ça ne colle pas, si elle a un poids ça implique qu'elle est substantielle. Disons alors que son poids n'a pas une relation directe avec celui des cellules, rapport au fait que juste après décès “on” constate que les individus perdent d'un coup d'un seul 23 grammes (environ) ce qui ne change rien au nombre de cellules du corps. La science (surtout ce genre de science...) c'est pas simple. En tout cas, vu qu'une cellule humaine ça pèse dans les 0,00000002 grammes (ouais, y en a de beaucoup plus pesantes que celles du cerveau), il en faut un sacré paquet, quelques centaines de millions, avant qu'on puisse y trouver une âme...

Ma petite blague, juste pour dire que les hypothèses des tenants de “l'âme substantielle” n'ont pas plus de consistance que les certitudes des tenants de “l'âme insubstantielle”. Clairement, cette question n'a aucun intérêt, il m'arrive de le dire, on n'a jamais vu de corps sans âme ni d'âme sans corps, un corps sans âme est un cadavre, une âme sans corps une hypothèse indémontrable, il se peut que ça existe mais un individu, un individu social, est toujours à la fois corps et âme, car un corps sans âme ne peut être un individu social et une âme sans corps ne peut agir dans la société.

Je ne sais pas ce qu'est un esprit, je sais ce qu'est un corps, donc on doit partir du corps pour comprendre ce qui peut être nommé “esprit”. L'hypothèse la plus consistante me semble: l'esprit est une construction intellectuelle basée sur une expérience statistique. Tout individu a ce que l'on peut nommer une conscience, à la fois conscience du “soi” et conscience du “non soi”; l'esprit est ce qui relie le “soi” et le “non soi”, est une relation. Un auteur qui a ma faveur, Gregory Bateson, propose une bonne description de ce que peut être l'esprit. Je vais ici faire une très longue citation, délimitée par deux traits horizontaux, parce que la réduire à la seule description phénoménale de “l'esprit” me semble insuffisant. L'article cité a été publié en 1971, donc les indications relatives de dates sont reliées à l'année 1970 – la mention «ces vingt-cinq dernières années» par exemple se lira comme “depuis le milieu de la décennie 1940”. Tiré de l'article «La cybernétique du “soi”: une théorie de l'alcoolisme», dans Gregory Bateson, Vers une Écologie de l'esprit tome I, Le Seuil, Paris, 1977.


L'épistémologie de la cybernétique

Ce qui est à la fois nouveau et surprenant, c'est qu'aujourd'hui nous avons des réponses (du moins partielles) à certaines de ces questions. Des progrès extraordinaires ont été réalisés, au cours de ces vingt-cinq dernières années, dans la connaissance de ce qu'est l'environnement, de ce qu'est un organisme et surtout de ce qu'est l'esprit. Ces progrès sont dus précisément à la cybernétique, à la théorie des systèmes, à la théorie de l'information et aux sciences connexes.

A l'ancienne question de savoir si l'esprit est immanent ou transcendant, nous pouvons désormais répondre avec une certitude considérable en faveur de l'immanence, et cela puisque cette réponse économise plus d'entités explicatives que ne le ferait l 'hypothèse de la transcendance: elle a, tout au moins, en sa faveur, le support négatif du «Rasoir d'Occam».

Pour ce qui est des arguments positifs, nous pouvons affirmer que tout système fondé d'événements et d'objets qui dispose d'une complexité de circuits causaux et d'une énergie relationnelle adéquate présente à coup sûr des caractéristiques «mentales». Il compare, c'est-à-dire qu'il est sensible et qu'il répond aux différences (ce qui s'ajoute au fait qu'il est affecté par les causes physiques ordinaires telles que l'impulsion et la force). Un tel système«traitera l'information» et sera inévitablement autocorrecteur, soit dans le sens d'un optimum homéostatique, soit dans celui de la maximisation de certaines variables.

Une unité d'information peut se définir comme une différence qui produit une autre différence. Une telle différence qui se déplace et subit des modifications successives dans un circuit constitue une idée élémentaire.

Mais ce qui, dans ce contexte, est encore plus révélateur, c'est qu'aucune partie de ce système intérieurement (inter) actif ne peut exercer un contrôle unilatéral sur le reste ou sur toute autre partie du système. Les caractéristiques «mentales» sont inhérentes ou immanentes à l'ensemble considéré comme totalité.

Cet aspect holistique est évident même dans des systèmes autocorrecteurs très simples. Dans la machine à vapeur à «régulateur», le terme même de régulateur est une appellation impropre, si l'on entend par là que cette partie du système exerce un contrôle unilatéral. Le régulateur est essentiellement un organe sensible (ou un transducteur) qui modifie la différence entre la vitesse réelle à laquelle tourne le moteur et une certaine vitesse idéale ou, du moins, préférable. L'organe sensible convertit cette différence en plusieurs différences d'un message efférent: Par exemple, l'arrivée du combustible ou le freinage. Autrement dit, le comportement du régulateur est déterminé par le comportement des autres parties du système et indirectement par son propre comportement à un moment antérieur.

Le caractère holistique et mental du système est le mieux illustré par ce dernier fait, à savoir que le comportement du régulateur (et de toutes les parties du circuit causal) est partiellement déterminé par son propre comportement antérieur. Le matériel du message (les transformations successives de la différence) doit faire le tour complet du circuit: le temps nécessaire pour qu'il revienne à son point de départ est une caractéristique fondamentale de l'ensemble du système. Le comportement du régulateur (ou de toute autre partie du circuit) est donc, dans une certaine mesure, déterminé non seulement par son passé immédiat, mais par ce qu'il était à un moment donné du passé, moment séparé du présent par l'intervalle nécessaire au message pour parcourir un circuit complet. Il existe donc une certaine mémoire déterminative, même dans le plus simple des circuits cybernétiques.

La stabilité du système (lorsqu'il fonctionne de façon autocorrective, ou lorsqu'il oscille ou s'accélère) dépend de la relation entre le produit opératoire de toutes les transformations de différences, le long du circuit, et de ce temps caractéristique. Le régulateur n'exerce aucun contrôle sur ces facteurs. Même un régulateur humain, dans un système social, est soumis à ces limites: il est contrôlé à travers l'information fournie par le système et doit adapter ses propres actions à la caractéristique de temps et aux effets de sa propre action antérieure.

Ainsi, dans aucun système qui fait preuve de caractéristiques «mentales», n'est donc possible qu'une de ses parties exerce un contrôle unilatéral sur l'ensemble. Autrement dit: les caractéristiques «mentales» du système sont immanentes, non à quelque partie, mais au système entier.

La signification de cette conclusion apparaît lors des questions du type: «Un ordinateur peut-il penser?», ou encore: «L'esprit se trouve-t-il dans le cerveau?» La réponse sera négative, à moins que la question ne soit centrée sur l'une des quelques caractéristiques «mentales» contenues dans l'ordinateur ou dans le cerveau. L'ordinateur est autocorrecteur en ce qui concerne certaines de ses variables internes: il peut, par exemple, contenir des thermomètres ou d'autres organes sensibles qui sont affectés par sa température de travail; la réponse de l'organe sensible à ces différences peut, par exemple, se répercuter sur celle d'un ventilateur qui, à son tour, modifiera la température. Nous pouvons donc dire que le système fait preuve de caractéristiques «mentales» pour ce qui est de sa température interne. Mais il serait incorrect de dire que le travail spécifique de l'ordinateur — la transformation des différences d'entrée en différences de sortie — est un «processus mental». L'ordinateur n'est qu'un arc dans un circuit plus grand, qui comprend toujours l'homme et l'environnement d'où proviennent les informations et sur qui se répercutent les messages efférents de l'ordinateur. On peut légitimement conclure que ce système global, ou ensemble, fait preuve de caractéristiques «mentales». Il opère selon un processus «essai-et-erreur» et a un caractère créatif.

Nous pouvons dire, de même, que l'esprit est immanent dans ceux des circuits qui sont complets à l'intérieur du cerveau ou que l'esprit est immanent dans des circuits complets à l'intérieur du système: cerveau plus corps. Ou, finalement, que l'esprit est immanent au système plus vaste: homme plus environnement.

Si nous voulons expliquer ou comprendre l'aspect «mental» de tout événement biologique, il nous faut, en principe, tenir compte du système, à savoir du réseau des circuits fermés, dans lequel cet événement biologique est déterminé. Cependant, si nous cherchons à expliquer le comportement d'un homme ou d'un tout autre organisme, ce «système» n'aura généralement pas les mêmes limites que le «soi» — dans les différentes acceptions habituelles de ce terme.

Prenons l'exemple d'un homme qui abat un arbre avec une cognée. Chaque coup de cognée sera modifié (ou corrigé) en fonction de la forme de l'entaille laissée sur le tronc par le coup précédent. Ce processus autocorrecteur (autrement dit, mental) est déterminé par un système global: arbre-yeux-cerveau-muscles-cognée-coup-arbre; et c'est bien ce système global qui possède les caractéristiques de l'esprit immanent.

Plus exactement, nous devrions parler de (différences dans l'arbre) - (différences dans la rétine) - (différences dans le cerveau) - (différences dans les muscles) - (différences dans le mouvement de la cognée) - (différences dans l'arbre), etc. Ce qui est transmis tout au long du circuit, ce sont des conversions de différences; et, comme nous l'avons dit plus haut, une différence qui produit une autre différence est une idée, ou une unité d'information.

Mais ce n'est pas ainsi qu'un Occidental moyen considérera la séquence événementielle de l'abattage de l'arbre. Il dira plutôt: «J'abats l'arbre» et il ira même jusqu'à penser qu'il y a un agent déterminé, le «soi», qui accomplit une action déterminée, dans un but précis, sur un objet déterminé.

C'est très correct de dire: «La boule de billard A a touché la boule de billard B et l'a envoyée dans la blouse»; et il serait peut-être bon (si tant est que nous puissions y arriver) de donner un exposé complet et rigoureux des événements qui se produisent tout le long du circuit qui comprend l'homme et l'arbre. Mais le parler courant exprime l'esprit (mind) à l'aide du pronom personnel, ce qui aboutit à un mélange de mentalisme et de physicalisme qui renferme l'esprit dans l'homme et réifie l'arbre. Finalement, l'esprit se trouve réifié lui-même car, étant donné que le «soi» agit sur la hache qui agit sur l'arbre, le «soi» lui-même doit être une «chose». Il n'y a donc rien de plus trompeur que le parallélisme syntaxique entre: «J'ai touché la boule de billard» et : «La boule a touché une autre boule».

Si on interroge qui que ce soit sur la localisation et les limites du «soi», les confusions susmentionnées font tout de suite tache d'huile. Prenons un autre exemple: un aveugle avec sa canne. Où commence le «soi» de l'aveugle? Au bout de la canne? Ou bien à la poignée? Ou encore, en quelque point intermédiaire? Toutes ces questions sont absurdes, puisque la canne est tout simplement une voie, au long de laquelle sont transmises les différences transformées, de sorte que couper cette voie c'est supprimer une partie du circuit systémique qui détermine la possibilité de locomotion de l'aveugle.

De même, les organes sensoriels sont-ils des transducteurs ou des voies pour l'information, ainsi d'ailleurs que les axones, etc. ? Du point de vue de la théorie des systèmes, dire que ce qui se déplace dans un axone est une «impulsion» n'est qu'une métaphore trompeuse; il serait plus correct de dire que c'est une différence ou une transformation de différence. La métaphore de «l'impulsion» suggère une ligne de pensée «rigoureuse» (voire bornée), qui n'aura que trop tendance à virer vers l' absurdité de l'«énergie psychique»; ceux qui parlent de la sorte ne tiennent aucun compte du contenu informatif de la quiescence. La quiescence de l'axone diffère autant de l'activité que son activité diffère de la quiescence. Par conséquent, quiescence et activité ont des pertinences informatives égales. Le message de l'activité ne peut être accepté comme valable que si l'on peut également se fier au message de la quiescence.

Encore est-il inexact de parler de «message d'activité» et de «message de quiescence». En effet, il ne faut jamais perdre de vue que l'information est une transformation de différences; nous ferions donc mieux d'appeler tel message «activité-non-quiescence», et tel autre «quiescence-non-activité».


J'apprécie particulièrement Bateson pour deux raisons principales, sa rigueur dans l'expression et son humour assez tranchant. Pour l'aspect rigueur, le deuxième alinéa est illustratif:

«À l'ancienne question de savoir si l'esprit est immanent ou transcendant, nous pouvons désormais répondre avec une certitude considérable en faveur de l'immanence, et cela puisque cette réponse économise plus d'entités explicatives que ne le ferait l 'hypothèse de la transcendance: elle a, tout au moins, en sa faveur, le support négatif du “Rasoir d'Occam”».

Il se place clairement dans la lignée de penseurs tels que René Descartes par exemple, qui prennent soin de préciser que d'une part ils n'affirment pas sans preuves, de l'autre que ça ne vaut pas certitude, comme mentionné dans le troisième principe de la méthode cartésienne:

«Conduire par ordre mes pensées, en commençant par les objets les plus simples et les plus aisés à connaître, pour monter peu à peu, comme par degrés, jusques à la connaissance des plus composés; et supposant même de l'ordre entre ceux qui ne se précèdent point naturellement les uns les autres». (René Descartes, Discours de la méthode, seconde partie. Première publication: 1637).

Souligné par moi. Juste pour signaler la convergence. Même si le concept est plus ancien, l'Histoire l'a retenu comme le rasoir d'Occam pour des raisons expliquées dans l'article de Wikipédia. Comme l'écrit Bateson, «nous pouvons désormais répondre avec une certitude considérable en faveur de l'immanence» non parce que c'est vrai mais parce que «cette réponse économise plus d'entités explicatives que ne le ferait l 'hypothèse de la transcendance». Et bien sûr, parce qu'il y a des confirmations empiriques, mais qui sont dépendantes du contexte. C'est, par exemple, comme avec les théories évolutionnistes: dans l'état de l'art de cette époque, la théorie darwinienne «économise plus d'entités explicatives que ne le fait l'hypothèse» lamarckienne. Depuis, la mise en évidence de l'épigenèse a corrigé la théorie darwinienne et en partie validé celle lamarckienne, sans faire pour cela que la théorie darwinienne ne reste l'explication la plus consistante, on dira que dans certaine circonstances les processus évolutionnaires stochastiques peuvent “innéiser” des caractères “acquis” sans pour cela confirmer la théorie lamarckienne dans ses présupposés.

Il y a un “soi” et un “non soi” mais le seul accès qu'on peut avoir au “soi” et au “non soi” est phénoménale, le “soi” se déduit du “non soi” et le “non soi” se déduit du “soi” dans leur interaction:

«Si on interroge qui que ce soit sur la localisation et les limites du “soi”, les confusions susmentionnées font tout de suite tache d'huile. Prenons un autre exemple: un aveugle avec sa canne. Où commence le “soi” de l'aveugle? Au bout de la canne? Ou bien à la poignée? Ou encore, en quelque point intermédiaire? Toutes ces questions sont absurdes, puisque la canne est tout simplement une voie, au long de laquelle sont transmises les différences transformées, de sorte que couper cette voie c'est supprimer une partie du circuit systémique qui détermine la possibilité de locomotion de l'aveugle».

On peut même étendre cette indétermination dans le corps même des individus: le déplacement volontaire est initié par le “soi” mais un humain sans jambes et sans bras est tout aussi capable de locomotion qu'un humain doté de ces appendices, ce qui fait s'interroger sur ce qui est du “soi” et du “non soi”, entre autres, les membres ne sont pas si évidemment “une partie du soi”, en revanche, avec ou sans membres la locomotion terrestre est impossible sans points d'appui, ce qui en fait au moins de manière transitoire “une partie du soi”. Non que je doute que bras et jambes participent du “soi”, mais leur possible absence pose la question des limites du “soi”. Mais donc, la question de ces limites concerne aussi “l'esprit” en tant que “processus mental”. Comme l'exprime clairement Bateson, «les caractéristiques “mentales” d'un système sont immanentes, non à quelque partie, mais au système entier». On peut même dire, et l'exemple de la machine à vapeur l'illustre bien, qu'un système a des “caractéristiques mentales” sans pour autant qu'il “pense”, qu'il “se pense”. De ce point de vue, un ordinateur n'est pas une “machine intelligente” parce que, jusqu'à preuve du contraire (et autant que je sache, cette preuve n'est pas encore d'actualité), il “ne pense pas”, il “ne se pense pas”. Il y a certes “de l'intelligence” dans un ordinateur, mais elle lui est fournie par un “être pensant”, l'humain qui le conçoit, le réalise et lui fournit les instructions qui simulent cette intelligence.

Penser n'est pas une activité solipsiste, on ne pense jamais tout seul, ça résulte d'une interaction entre du “soi” et du “non soi”; l'esprit résulte lui aussi d'une interaction, mais entre plusieurs “soi”: une fourmilière dispose d'un “esprit collectif” qui ne réside ni dans les individus ni dans le collectif mais dans les interactions des individus au sein du collectif. Les humains et quelques autres (...)