Plein écran
Chargement...
 

soi

Un soi est un univers, et l'univers? est un soi. De l'univers en tant que soi il n'y a rien à dire, même s'il y a beaucoup à dire de l'univers en soi. en premier, que la notion même d'univers est une construction.

Chaque entité autonome?, chaque soi comme parcelle de l'univers en tant que soi, a sa propre représentation de l'univers, qui découle à la fois de sa position singulière dans l'univers en soi et de sa représentation d'elle-même en tant que soi, en tant qu'univers autonome. On peut dire qu'une entité autonome interprète l'univers en se basant sur ce qu'elle connaît d'elle-même, qui est limité et contingent, et sur son rapport sensible au reste de l'univers en soi.

Pragmatiquement, une entité autonome, un individu, ne connaît l'univers en soi que de manière indirecte, en tant que réalité sensible?. C'est structurel. Ce que nommé ici “individu” est symboliquement un être vivant?, qui se constitue comme tel en instaurant une limite, une séparation entre lui et l'univers en soi, ce qui fait de lui un soi, un univers. Effectivement, il n'y a pas de limite déterminée entre l'individu et l'univers en soi: vous, moi, quiconque, ne vivons que parce que perméables à ce qui nous environne, ce qui pour des individus tels que vous et moi se traduit entre autres par le fait que pour nous préserver comme êtres vivants nous devons en permanence respirer, nous devons inspirer et expirer, prendre en nous une parcelle de notre milieu et donner une parcelle de nous à notre milieu.

Dire qu'un soi est un univers revient à ce constat: pour persévérer comme individu un être vivant doit être perméable, globalement fermé mais non hermétique. Vivre, c'est négocier en permanence entre ces deux limites, ni trop ouvert, ni trop fermé.