Brouillon daté du 04/03/2019 04:12

Ça aurait pu aussi devenir le Bien puis le Bien Absolu. En fait, c'est le Bien ou le Bien Absolu dans certains contextes. Dans une autre discussion j'énonce cette considération évidente, pour une société le Bien et le Mal sont autres que pour un individu, entre autres les guerres l'illustrent: le Bien pour chaque partie est d'envoyer des humains se battre pour défendre son intégrité; pour ces humains la guerre c'est le Mal, qu'ils soient contre ou qu'ils soient pour, un guerrier qui blesse ou tue, qui détruit, si même il considère agir pour le Bien sait que tuer, blesser, détruire est de l'ordre du Mal, il fait “le mal” pour défendre “le bien” mais à son niveau d'individu il s'agit donc du Mal.

Pour une société humaine comme pour un de ses membres il y deux “bien” et deux “mal”, ceux “pour soi” et ceux “pour l'autre”; parfois ils convergent, parfois non; parfois ils sont inverses, parfois non. En tous les cas, ils sont de nature différente: le bien “pour soi” d'un prédateur peut ne pas différer du bien “pour soi” d'une proie aussi longtemps qu'ils ne se rencontrent pas, en ce cas le “bien pour soi” de l'un devient le “mal pour soi” de l'autre mais pour l'un comme l'autre ils ne se relient pas au bien ou au mal “pour l'autre”, on ne peut pas proprement dire que le prédateur considère faire le bien ou le mal à la proie, il n'a pas ce genre de rapports avec elle, bien ou mal “pour l'autre” impliquent une réciprocité, il ne s'agit pas de l'autre comme tout autre, comme différent, mais de l'autre comme semblable, un “autre soi”, alors que la proie est au prédateur un “non soi” et réciproquement.